Internationalization through the Lens: Nineteenth- and Twentieth-Century Art Periodicals and Decentred Circulation

  • Béatrice Joyeux-Prunel Université de Genève

Abstract

Periodicals are an exceptional source for the study of artistic and cultural internationalization. Their content, traditional for occasional research, allows us to reconstruct the chronicle of events and artistic debates of an era, a milieu or a metropolis. However, periodicals are also available as commensurable sources, at an international scale and in the long term. As such, art magazines in particular offer a global perspective on artistic internationalization in the contemporary era. This article proposes a new reading of the history of the internationalization of modern art and the avant-garde through the prism of art periodicals, from the 1860s to the end of the 1960s. We combine three interrelated and complementary levels: the microhistory of transfers between journals, the median approach of social history, and the distant point of view of cartographic study and network analysis. The result is a dynamic and decentralized idea of world geopolitics for the arts, far from the canonical narrative that turns certain centres into the dominant producers of innovation, where peripheries are supposed to remain mere imitators.

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Les périodiques sont une source exceptionnelle pour l’étude de l’internationalisation artistique et culturelle. Leur contenu, traditionnellement utilisé pour des recherches ponctuelles, permet de reconstituer la chronique des événements et des débats artistiques d’une époque, d’un milieu ou d’une métropole. Cependant les périodiques constituent aussi des sources commensurables, à l’échelle internationale et sur la longue période. À ce titre, les revues d’art en particulier offrent une perspective globale sur l’internationalisation artistique à l’ère contemporaine. Cet article propose de relire l’histoire de l’internationalisation de l’art moderne et de l’avant-garde au prisme des périodiques d’art, des années 1860 à la fin des années 1960. Trois échelles complémentaires sont articulées: la micro-histoire des transferts entre revues, l’approche médiane de l’histoire sociale, et le point de vue lointain de l’étude cartographique et de l’analyse des réseaux. Il en résulte une idée dynamique et décentrée de la géopolitique mondiale des arts, loin du récit canonique qui fait de certains centres les producteurs dominants de l’innovation tandis que les périphéries n’auraient été qu’imitatrices.

Published
2019-12-31