De Arabieren en hun aandeel in de vernieling en wedergeboorte van de Bibliotheek van Alexandrië

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Samenvatting

Selon une légende très répandue en Occident depuis l'édition de la Chronique
arabe de Barhébrée par Pococke en 1663, Ie conquérant arabe de l'Égypte,
'Amr b. al-'As, aurait fait brûler en 641 la prestigieuse Bibliothèque
d'Alexandrie sur ordre du calife 'Umar, ce qui marquerait la fin abrupte de la
culture antique. Si d'innombrables historiens et polémistes ont ainsi tenu Ie
fanatisme musulman pour responsable de la destruction du patrimoine
philosophique et scientifique de l'Antiquité, d'autres ont voulu absoudre les
Arabes de ce méfait, en mettant en lumière la date tardive à laquelle apparaît
ce récit. En effet, il ne surgit qu'au début du XIIIe siècle, chez 'Abd al-Latif
al-Bagdadi et lbn al-Qifti, qui dépendent probablement d'une source commune
non encore identifiée. Aussi, nous défendons la thèse que la légende est
issue d'un milieu chiite pro-fatimide et fait allusion au pillage de la bibliothèque
du Palais fatimide au Caire, sous l'ordre de Saladin en 1171. En outre,
son auteur ismaélien a pu se baser sur la version arabe des Historiae Adversus
Paganos d'Orose, qui avait alors cours en Egypte. Si les Arabes n' ont rien à
voir avec la fin de la Bibliotheca Alexandrina, ils ont joué un rôle primordial
dans le projet de la reconstruction de cette Bibliothèque, qui fut officiellement
inaugurée en 2002.

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